Collectif de soutien aux migrantes et aux migrants du bassin creillois
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Alerte ! la Préfecture de l'Oise remet à la rue au 1er avril
les migrants actuellement mis à l'abri en hébergement d'urgence.
La préfecture et l’ADARS (qui gère les logements d’urgence) disent tenir à ce que la scolarisation des enfants soit prise en compte, mais ce n’est pas ce que nous voyons sur le terrain. Nous réaffirmons que ces absurdes « rotations » vont entraîner, entre autres, une précarité et des ruptures scolaires inacceptables.
Lettre adressée le 16 février 2026 à Monsieur le Préfet de l'Oise
au sujet de la remise à la rue de personnes actuellement hébergées par le 115
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Rassemblement 11 décembre 2025 - 16h30 - Devant l'École Jean-Jaurès - Montataire (60)
Opération Doudoune novembre 2025
Alerte ! Remise à la rue de familles mises à l'abri dans les hôtels du 115
La rumeur de ce projet de la préfecture a été confirmée au cours d'une réunion organisée le 3 octobre 2025 par l'ADARS pour les personnes logées dans l'un de ces hôtels.
Etaient présents : la Maire de Creil, son proche collaborateur et Adnane Akabli, Adjoint qui est aussi Conseiller départemental, le Directeur de l’ADARS M. Dumoulin, la responsable du SIAO-115 et le responsable des hôtels, les résidents de l’hôtel, les associations (Solidarité sans papiers, Cent pour un toit, LDH, ATTAC, Solidarité Migrants)
L’ADARS gère actuellement 600 places du 115. La préfecture lui enlève 116 places. Ces 116 places sont redistribuées à ADOMA et au SAMU Social et seront utilisées pour héberger le même public.
Certains hôtels vont donc fermer et parmi eux la Grillade.
La DDETS (Direction départementale du travail, de l'emploi et des solidarités) prévoit la fin des mises à l'abri durables, remplacées par des hébergements par rotations constantes de 7 jours ; pour les enfants scolarisés, des rotations prévues "à l'intérieur d'une même zone", affirmation invraisemblable et inapplicable.
Le calendrier de ces dispositions est complètement flou : tout peut intervenir à tout moment, de maintenant à mars.
L'ADARS nous explique que, dépendant entièrement du financement de la préfecture, son directeur et ses agents ne peuvent que mettre en œuvre ce qui leur est demandé (ou mettre la clé sous la porte), leur marge de manœuvre étant réduite à grignoter quelques aménagements. C’est ainsi qu’ils ont réussi à faire accepter par la préfecture que les enfants scolarisés restent dans le même secteur (disposition utopique !). Se pose aussi le problème de la domiciliation, de l’aide alimentaire, du suivi social. La préfecture réclame qu’il y ait 0 enfant à la rue et en même temps va les obliger à quitter leur hébergement chaque semaine.
Ce système va devenir vite ingérable car chaque semaine ce sont 600 personnes qu’il faudra déplacer et à qui il faudra trouver une solution.
Ce dispositif mis en place dans plusieurs départements devrait devenir national.
Les hommes seuls et les femmes seules risquent évidemment (mais pas seulement eux) de ne pas être hébergés.
Il est conseillé aux résidents d’avoir une demande en cours auprès de la préfecture pour, est-il dit, témoigner de leur volonté de faire évoluer leur situation. L’ADARS peut aider à faire ces dossiers et être tenue au courant si les associations aident les personnes à monter un dossier.
Clairement, les actions pour stopper ces nouvelles dispositions ne peuvent venir que de la société, les municipalités, les associations.
Nous continuons à demander un rendez-vous au préfet et à alerter la presse. La maire de Creil Sophie Lehner, qui en même temps cherche à ouvrir un lieu d'hébergement, va susciter une réunion d'agglomération et alerter le préfet.
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1er octobre 2025 - Communiqué de presse du Collectif départemental "PAS D'ENFANTS À LA RUE"
Notre collectif départemental (Beauvais, Compiègne, Creil) « pas d’enfants à la rue » est atterré par la récente décision de la préfecture de l’Oise de remettre à la rue des familles jusque-là mises à l’abri de façon pérenne dans des hôtels du 115.
Ces familles, la plupart avec enfants, reçoivent en ce moment la visite conjointe de l’Adars et de la préfecture pour leur signifier oralement qu’elles doivent partir prochainement de leur hébergement. Dans le cadre de cette opération, la mise à l’abri pérenne serait « remplacée » par des hébergements temporaires d’une durée de sept jours maximum renouvelable une fois, par rotation entre les familles à la rue présentes dans le département.
Les services de la préfecture soutiennent qu’il s’agit par là « d’améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge ».
Nous dénonçons au contraire un manquement de l’État à ses obligations, clairement exprimées dans la loi par les articles L345-2-2 et L345-2-3 du CASF (Code de l’action sociale et des familles), qui énoncent les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’hébergement d’urgence. Et même si nous sommes conscients des difficultés de l’ADARS face aux exigences de l’administration, nous insistons sur l’illégalité des procédures envisagées auxquelles le préfet enjoint l’ADARS de participer.
On voit sans peine les conséquences immédiates sur la vie de ces familles et en particulier sur la vie des enfants, remis régulièrement à la rue, et sur leur scolarisation, rendue impossible par le turn-over constant des hébergements.
Nous n’ignorons pas les difficultés de mise à l’abri des personnes à la rue, dans notre département comme partout en France, mais les dispositions prévues en ce moment par notre préfecture ne feront qu’aggraver leur nombre et leur précarité et jeter les enfants dans une situation d’errance qui les met en danger physique et psychologique.
Nous demandons de toute urgence un rendez-vous à M. le Préfet.
Nous agissons auprès des acteurs concernés pour alerter sur ce qui se passe et arrêter ces procédures.
Pour le Collectif départemental :
Solidarité Migrants Beauvais : contact@
Actus Compiègne : collectif.actus@
La Ligue des Droits de l’homme : creilsudoise@ldh-
Solidarité sans Papiers du bassin creillois : solidarite.sans.
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Fête des associations de Creil - 7 septembre 2025
Notre stand était avenant et nous avons eu un bon rythme de passage de visiteurs, soit pour découvrir nos activités, soit pour demander de l’aide sur des situations.
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Fête des associations de Creil - 7 septembre 2025 - Île Saint-Maurice
Collectif départemental de soutien aux personnes à la rue
Solidarité Migrants Beauvais, Collectif ACTUS Compiègne, Fédération de l’Oise de la Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Droits de l’Homme de Beauvais, Creil Sud Oise, Compiègne, 100 pour un toit Oise, 100 pour un toit Familles, Communauté Emmaüs du Clermontois
À
Monsieur le Préfet de l’Oise
Madame la Présidente du Conseil Départemental de l’Oise
Le 26-05-2025
Monsieur le Préfet,
Madame la Présidente du Conseil Départemental,
Les associations signataires, rassemblées en un Collectif départemental dans l'Oise, souhaitent tout particulièrement attirer votre attention sur la dramatique situation des enfants et adolescents à la rue dans notre département.
Une fois passée la « trêve hivernale » qui permet de mettre à l’abri au minimum les femmes et les enfants, ces derniers se retrouvent sans toit. Contraints de survivre dans des conditions précaires voire dégradantes (par exemple à Creil, ils passent la nuit dans la salle d'attente des urgences de l’hôpital, à Beauvais nombre de ces enfants avec leurs mères trouvent refuge dans un squat totalement insalubre et dangereux), ils ne trouvent un répit que dans le cadre scolaire en journée.
Mais ces havres de paix et de sécurité à l’école, ces enfants vont les perdre pendant toutes les vacances d’été qui, pour eux, sont synonymes d’errance et de difficultés accrues au quotidien. Puis lors de la reprise de l’année scolaire en septembre, ce sera la répétition de ce qu’ils et elles vivent depuis plusieurs mois voire années, des enfants qui espèrent, jusque tard dans la nuit, être mis à l’abri. Espoir qui souvent leur échappe. De plus, dans les villes de notre département, les "accueils de jour" qui dispensent des repas gratuits aux personnes à la rue sont saturés et doivent limiter leur accès. Pour ces enfants, la garantie d’un repas par jour n’est donc plus assurée. Les rares douches mises à leur disposition étant prises d'assaut, leur situation sanitaire est dégradée
Monsieur le Préfet, Madame la Présidente, les citoyens que nous sommes tiennent à rappeler que vos fonctions de protecteurs de l’enfance et de garants du respect des droits humains fondamentaux ne sauraient aller de pair avec l’acceptation de cette situation. Cette semaine, nos présences aux maraudes du 115 nous ont fait rencontrer plus de 30 enfants et adolescents à la rue dans notre département : un chiffre inférieur à la réalité, dont le 115 a une vue plus complète.
Nous vous demandons instamment d’ouvrir des places de mises à l’abri suffisantes en prévision des vacances à venir, afin qu’aucun enfant, pendant que ceux de son âge jouent sur la plage, ne passe ses vacances sur le trottoir des maraudes du 115. Nous vous demandons également de faire en sorte que la reprise de l’année scolaire ne se déroule pas sur des leçons à apprendre ou des devoirs à faire sur des trottoirs faute de lieu d’accueil.
Dans cette attente, nous vous prions d’agréer nos salutations respectueuses et citoyennes.
Pour le collectif,
Florence Castincaud,
Solidarité Sans Papiers du bassin creillois,
Allée John Kennedy
60100 creil
solidarite.sans.papiers.creil@gmail.com
Cette lettre a été envoyée aux 2 destinataires en Recommandé avec Accusé de réception et par mail. Copie de cette lettre a été envoyée à Madame El Hairi, Haute-Commissaire à l'Enfance.
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Les associations signataires, rassemblées en un collectif départemental dans l'Oise, souhaitent tout particulièrement attirer [l'attention du directeur de l'OFII] sur la dramatique situation des demandeurs d'asile non hébergés :
Monsieur le Directeur de l'OFII,
Les associations signataires, rassemblées en un collectif départemental dans l'Oise, souhaitent tout particulièrement attirer votre attention sur la dramatique situation des demandeurs d'asile non hébergés.
En effet, nous constatons un nombre de plus en plus important de demandeurs d'asile -- hommes, femmes et enfants-- qui grossissent les rangs des personnes à la rue (déjà très nombreuses dans notre département) faute d'accéder à l'hébergement. Ils sont contraints de survivre dans des conditions dégradantes, un squat délabré et dangereux à Beauvais, ou encore la salle d'attente des urgences à Creil.
Beaucoup restent sans ressources dans l'attente de la perception réelle de l'ADA et ce pendant plusieurs semaines, et même cette allocation une fois perçue, (avec la part additionnelle de 7,40€ par jour et par adulte faute de proposition d'hébergement), ne permet absolument pas de se loger. Selon les villes de notre département, ils sont accueillis ou non dans les "accueils de jour" qui dispensent des repas gratuits aux personnes à la rue. Leur situation sanitaire est très dégradée, les rares douches mises à leur disposition étant prises d'assaut.
Nous sommes effarés par l'inhumanité de cette situation et nous demandons que les demandeurs d'asile soient hébergés et trouvent enfin les conditions correctes prévues pour leur statut -- et indispensables pour préparer leur entretien à l'OFPRA
Nous vous communiquons ci-dessous un recensement des demandeurs d'asile à la rue que nous avons rencontrés entre le 19 mai et le 23 mai à Beauvais, Compiègne et Creil. Ces chiffres ne tiennent pas compte de tous ceux que nous ne voyons pas, c’est donc hélas non-exhaustif.
Nous vous demandons instamment, Monsieur le Directeur, une action concrète pour mettre fin à cette situation qui jette dans la rue, comme nous le voyons à toutes les maraudes du 115, des personnes traitées d'une façon indigne par notre pays.
En vous priant de recevoir nos respectueuses salutations,
Pour le collectif
Florence Castincaud Solidarité sans papiers du bassin creillois
Centre Georges Brassens, 4 Rue John Kennedy, Creil, 60100
Collectif départemental de soutien aux personnes à la rue
Solidarité Migrants Beauvais, Solidarité Sans Papiers du bassin creillois, Collectif ACTUS Compiègne, Fédération de l’Oise de la Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Droits de l’Homme de Beauvais, Creil Sud Oise, Compiègne, 100 pour un toit Oise, 100 pour un toit Familles, Communauté Emmaüs du Clermontois, Secours Catholique de l’Oise
A Beauvais | |
63 demandeurs et demandeuses d'asile et 1 enfant | |
40 hommes | 4 hommes attendent depuis 5 mois 2 hommes attendent depuis 4 mois 20 hommes attendent depuis 3 mois 10 hommes attendent depuis 2 mois 3 hommes attendent depuis 1 mois 1 homme attend depuis 4 jours |
23 femmes | 2 femmes attendent depuis 7 mois 1 femme attend depuis 6 mois 3 femmes attendent depuis 5 mois 2 femmes attendent depuis 4 mois 5 femmes attendent depuis 3 5 femmes attendent depuis 2 mois 4 femmes attendent depuis 1 mois 1 femme attend depuis 5 jours Et 1 enfant (fille de 13 ans) attend avec sa mère depuis 5 mois. |
A Creil 20 demandeurs d’asile | |
5 hommes | 1 homme attend depuis 6 mois |
8 femmes Et 7 enfants | 2 femmes attendent depuis 4 mois |
A Compiègne 8 demandeurs d’asile | |
7 hommes 1 femme | |
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